Se lancer comme créatrice: les 10 erreurs à ne pas faire

Vous souhaitez vous lancer comme créatrice et commencer une carrière dans la couture? Voici 10 erreurs courantes à ne surtout pas faire. 

10 erreurs en tant que créatrice artisanale

Osez vous lancer comme créatrice!

Pourquoi on vous en parle? Parce que la philosophie de notre magasin de tissus, c'est de soutenir l'artisanat et donc d'accompagner les créatrices professionnelles en leur offrant un panel d'avantages et de services.
Notre fondatrice a enseigné l'innovation et l'entreprenariat, et bénéficie de plus de 20 ans d'expérience dans le marketing, alors ça laisse des traces, forcément.
Vous voir vous lancer en tant que créatrice indépendante, vous professionnaliser, c'est notre plus grand bonheur! Et notre plus grande récompense, c'est quand on reçoit des mots de remerciements parce qu'on vous a encouragé à vous lancer et que grâce à nous, vous avez osé franchir le pas. Merci!

10 erreurs à éviter quand on se lance comme créatrice

A force de conseiller des créatrices au magasin, on a repéré les 10 erreurs que font le plus souvent les créatrices débutantes quand elle veulent se lancer dans la couture en tant que pro. Prenez une feuille et un stylo!

Erreur n°1 : Vendre au black

Ne pas déclarer ses revenus, c'est un choix qui vous appartient. On n'est pas là pour vous faire la morale, mais c'est quand même mieux quand tout le monde respecte les règles sinon les dés sont pipés. C'est de la concurrence déloyale. Si on veut encourager l'artisanat local, il faut que les créatrices puissent en vivre dignement. Et quand des créatrices non déclarées tirent le prix vers le bas car elles n'ont pas de charge à payer, ça crée une concurrence malsaine qui casse le marché. Désolée de jouer les rabat-joie, mais c'est la vérité. Pensez à votre future vous, la créatrice pro qui réussit. Elle vous dira merci. 

Erreur n°2 : Ne pas se déclarer en tant qu'indépendante

Certaines déclarent bien leur gain aux impôts mais ne se déclarent pas auprès des organismes sociaux. C'est dommage car vous perdez ainsi de nombreux avantages que votre statut d'indépendant pourrait vous rapporter. Si vous gardez un emploi salarié à côté, votre nouvelle activité peut être déclarée comme gain accessoire et ça ne changera peut-être même pas votre statut fiscal. Alors pourquoi on vous encourage à vous déclarer comme couturière professionnelle? Déjà parce que vous êtes la personne responsable de la mise sur le marché de vos produits et votre responsabilité peut être engagée. Avoir un statut pro vous protège car il va de pair avec les assurances pro qui vont avec. Mais on vous y encourage aussi car ce statut officiel va rassurer à la fois vos clients et vos fournisseurs. C'est une question d'image et de crédibilité. Certains grossistes de tissus en Suisse ou en Europe n'accepteront même pas de travailler avec vous si vous n'êtes pas officiellement indépendante. Pareil pour certains revendeurs chez qui vous pourriez laisser vos créations en dépôt-vente. 

Erreur n°3 : Mal calculer ses prix et vendre pas assez cher

En tant que créatrice, tu ne deviendras pas millionnaire (quoique!), mais arrête de te dévaloriser et de mal te payer. Cela ne sert à rien de s'aligner sur les créatrices non déclarées car tu n'as pas les mêmes charges. Il faut valoriser le travail artisanal à sa juste valeur. Fais toi accompagner si tu souffres du syndrome de l'imposteur et que tu n'arrives pas à assumer tes prix. N'oublie pas qu'en vendant une création, tu dois non seulement couvrir le temps que tu passes à coudre ou tricoter, mais aussi toutes les heures où tu fais de la comptabilité ou du marketing, et surtout payer tes charges de fonctionnement! Ton matériel, tes logiciels, tes assurances, ton loyer éventuel, etc. 

Erreur n°4 : Ne pas demander de compte pro

Ose demander un compte pro auprès de tes fournisseurs et prestataires! C'est justement un des avantages d'être déclarée! Chez Merci les abeilles par exemple, on te fait une remise de 20% sur tous tes tissus, sans minimum d'achat ou de métrage. Cette remise professionnelle est réservée aux créatrices déclarées. Chez certaines autres merceries en Suisse ou en France, tu obtiendras 10% et c'est toujours ça de payer en moins! 

Erreur n°5 : Ne pas se renseigner sur les normes et ne pas les respecter

Beaucoup de créatrices pensent à tort qu'en Suisse, on n'a pas de normes et qu'elles peuvent faire ce qu'elles veulent. Attention, c'est faux et cette méconnaissance peut vous coûter cher en cas de contrôle. Alors certes, notre réglementation est parfois moins contraignante que les normes européennes, mais de plus en plus on s'en rapproche et on les intègre même. Outre des obligations concernant l'étiquetage des produits, votre responsabilité en tant que créatrice est de respecter les normes, voire de faire tester en laboratoire vos créations. Si pour les vêtements, sacs et accessoires de déco pour adultes, il y a peu de contraintes, attention à tout ce qui touche aux enfants et aux bébés, ou tout ce qui peut s'enflammer. Des exemples de produits très réglementés avec des normes strictes: bouillotte à graines, gigoteuses, couvertures et tours de lit enfants, attache-tétines, anneaux de dentitions, jouets, tout ce qui touche à l'alimentaire, etc...

Erreur n°6 : Ne pas faire tester en laboratoire les créations qui le doivent pourtant

En tant que créatrice, la responsable de la mise sur le marché de vos produits, c'est vous. En cas d'incendie parce que votre bouillote a pris feu dans le micro-ondes, en cas de décès d'un enfant à cause de votre anneau pas aux normes, en cas de contrôle aléatoire des autorités ou même en cas de dénonciation: c'est à vous qu'on va demander des comptes. Et la facture va être salée. très salée. De quoi fermer votre entreprise et vous endetter lourdement. Formez-vous aux normes! Rédigez correctement vos dossiers techniques! Faites vous accompagner! Payez ce qu'il faut! Mettez-vous aux normes! Ne rigolez même pas avec ça. Oui, ça a un coût, mais si vous croyez en vous, il faut investir. Et cette dépense sera vite rentabilisée, croyez-moi. Car avec le bon marketing, vous attirerez les bons clients à vous, et pourrez même augmenter vos prix. 

Erreur n°7: Ne pas laver vos tissus avant de coudre

Les accidents... ça n'arrive pas qu'aux autres. Il faut toujours laver son tissu avant de coudre. Parce qu'il a traîné dans des entrepôts, qu'il a subi des traitements chimiques, qu'il peut rétrécir et qu'il peut dégorger. Pas mal de bonnes raisons ! Si tu ne veux pas le laver, au minimum il faut décatir en repassant au fer à repasser avec de la vapeur. 
Attention si tu as des tissus en teinture végétale, ou autres tissus délicats, ta mercerie est aussi là pour te renseigner sur l'entretien de tes tissus. Pense aussi à utiliser une lessive hypoallergénique si tu vends des vêtements et accessoires pour bébé, ou même une lessive apte au contact alimentaire si tu vends des objets comme des charlottes alimentaires. 

Erreur n°8 : Utiliser les patrons des autres

Patron gratuit ou patron payant, peu importe: vous ne pouvez pas utiliser les patrons des autres comme si de rien n'était. Il faut vous renseigner sur les droits de ce patron et sous quelle licence il est distribué. La plus grande majorité des patrons sont dédiés uniquement à un usage privé. Vous ne pouvez pas vous en servir pour vendre des créations avec. Certains sont entièrement libres de droits et vous pouvez donc les utiliser en tant que créatrice. D'autres, enfin, vous imposent de signer avec la créatrice du patron un contrat annuel de licenciée vous autorisant la revente avec, ou l'achat d'étiquettes "patron de Mademoiselle Bidule" à coudre sur vos sacs ou vos vêtements. 

Erreur n°9 : Utiliser des tissus Disney ou avec d'autres licences

Les tissus Disney, Marvel, super-héros ou autres licences, c'est pas touche! Ils sont réservés à un usage pour les particuliers uniquement. En tant que créatrice, vous n'avez pas le droit de vendre des créations avec du Disney. Peu importe si le tissu est un tissu officiel Disney ou pas. La licence à été attribuée au fabricant du tissu, pas à vous! Pareil, oubliez les oreilles de Mickey, la police Disney ou les musiques de dessin animé dans vos cubes musicaux. Tout ce qui est dessiné par autrui, c'est niet. Les créations sont protégées par ce qu'on appelle le droit d'auteur. En cas de contrôle, l'amende sera salée! Et puis d'abord, c'est pas très original. Si vous voulez percer dans ce métier, démarquez-vous, ne faites pas comme tout le monde. En cas de doute: contactez la créatrice par mail. Elle vous renseignera sur vos obligations. 

Erreur n°10 : Mentionner les labels GOTS et Oeko-tex

Vous n'avez pas le droit de mentionner les labels Oeko-tex ou GOTS si vous ne vous faites pas certifier auprès de ces organismes. C'est payant bien sûr et le certificat est annuel, devant se renouveler chaque année. Cette interdiction concerne toute votre communication. Que ce soit votre site web ou vos réseaux sociaux, les étiquettes de vos produits, vos publicités, etc. Les labels Gots et Oeko-tex peuvent vous poursuivre pour "référence abusive" et vous réclamer des dommages et intérêts. A vous de trouver des périphrases pour faire comprendre que vous utilisez des tissus certifier dans vos créations. Mais attention à vos allégations, elles doivent pouvoir se prouver! 

 

Voilà, c'est la fin de cet article! On espère que nos conseils te seront utiles et qu'on ne t'a pas pris la tête. Hésite pas à nous poser tes questions dans les commentaires, ou à nous partager tes remarques ! 

 


Laissez un commentaire

Veuillez noter que les commentaires doivent être approvés avant d'être affichés